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SOIRÉE D'OUVERTURE 2005
le 28 juin
19h Improvideogame par la Cie des Bouffons & TANIS le plein des sens
20h Takahiko Iimura / Japon (en sa présence)
Lices 12 rue des Lices / 13007 Marseille tél. 04 91 31 29 24

19h Improvideogame par la Cie des Bouffons & TANIS le plein des sens - 15mn



avec Karine Papin, Sandra Tittoni, Reno Ars
Le texte en live abat les arcanes majeurs de l’imago pendant que la voix blanche éclate en quatre par trois kaléidoscopique. Le texte en live abat les arcanes majeurs de l’imago pendant que la voix blanche éclate en quatre par trois kaléidoscopique. Le texte en live abat les arcanes majeurs de l’imago pendant que la voix blanche éclate en quatre par trois kaléidoscopique. (ad lib)
CIE DES BOUFFONS
Le bouffoimprovatosus est une espèce qui, au contact du public, s’anime et s’adapte à n’importe quelle situation. Un mot, une idée des spectateurs suffisent aux comédiens pour qu’ils imaginent instantanément une histoire. La spontanéité, l’inventivité et l’interactivité font de leurs spectacles des moment originaux et drôles. Les bouffons sont issus de la ligue d’improvisation théâtrale phocéenne, la LIPHO :
http://lipho.free.fr/
La cie propose également des créations, "Le serveur de l’impro", et des spectacles pour enfants comme Mémoires d’un Bibliothécaire
Cie des Bouffons
26, impasse Guichard – 13016 Marseille
tél. : 06 16 91 58 37
http://compagnie.bouffons.free.fr/
Licence n°2-139499
TANIS LE PLEIN DES SENS
Basée dans le Var depuis deux ans, cette unité de production et de réalisation expérimente au plan international les nouveaux vecteurs d’une expression pluri-sensorielle.
TANIS le plein des sens
La Colle de Pierre - 83570 Cotignac
tél : 06 22 93 46 80
Contact : Reno Ars
email

20h Takahiko Iimura - 82mn
span class="Style5"> DVD1 “MA” A Japanese Concept
DVD 2 Seeing / Hearing / Speaking



DVD1 - 44mn
“MA” A Japanese Concept (2005)
"Ma", est à la fois un mot et un concept de tradition japonaise pour signifier "Etre dans l’intervalle" et "l’Intervalle" de l’Espace/Temps.

MA: Space/Time in the Garden of Ryoan-ji
1989, 16mm, couleur, 16 min, son (mono)
Production: Program for Art on Film, New York, avec le soutien du Metropolitan Museum for Art, New-York, & J. Paul Getty Trust, Los Angeles. Musique: Takehisa Kosugi, Texte: Arata Isozaki.
Un film d’art où je donne une traduction cinématographique du "MA" avec pour thème un jardin Zen classique du temple de Ryoan-ji. Je n’ai pas illustré le "MA" par un film d’art pédagogique et ordinaire. Cette réalisation permet d’expérimenter le "MA" en regardant le film; et tout particulièrement, le concept du "MA" comme un état indivisible entre le temps et l’espace (T.I.)

The Making of <MA> in Ryoan-ji
1989, vidéo, couleur & n/b, 8 min, mono
Ce documentaire vidéo est le “making of” du précédent film, où s’entendent les sutras du matin et les gongs ainsi que les cigales en arrière-fond. Ce qui étonne le plus l’assistance, je suppose, est l’utilisation d’un ordinateur afin de contrôler le lent déplacement du chariot sur le rail et d’obtenir une vitesse régulière pour ne pas séparer l’espace du temps. (T.I.)
MA: The Stones Have Moved
2004, vidéo, couleur & n/b, 10 min, sil
Co-production: Kala Art Institute, Berkeley, Ca., USA
Cette vidéo prend la forme d’une animation. Le contour des pierres, tracé à partir d’images fixes, a été dessiné sans interruption comme un traditionnel "Ippitsu-ga" (un dessin frotté) dans le mouvement du souffle, avec l’utilisation de l’effet fade-in/fade-out pour chaque dessin à chaque seconde. C’était un rythme continu comme la respiration. (T.I.)

MA (Intervals)
1977, 16mm, couleur & n/b, 10 min (durée originale 22 min), mono
Un film absolument abstrait qui utilise le noir pour obstruer la lumière, ainsi que le blanc lumineux, totalement transparent, comme matières premières, auxquelles s’ajoutent une ligne blanche rayant le centre d’un fond noir et une ligne noire rayant le centre d’un fond clair. Chaque matière est mesurée à la seconde, d’une durée de 1, 2, 3 secondes individuellement, comme unité de base. (T.I.)

DVD 2 - 38mn
Seeing / Hearing / Speaking (2004)
D’après le texte La Voix et le Phénomène de Jacques Derrida.
I am (Not) Seen
2003, vidéo, couleur, 5 min, avec Takahiko Iimura
Cette vidéo conçue pour l’ouverture du DVD “Seeing/Hearing/Speaking”, évolue en de rapides mouvements d’images intercalés occasionnellement de plage plus calme. Bien que la pensée de Derrida soit tournée vers l“Ouie/Parole”, elle est étendue ici à la "Vision", combinant ensemble les trois perceptions. Le titre "I am (Not) Seen," indique deux cas, positifs et négatifs, à l'aide des parenthèses tandis que "I see you" entremêle les deux. Même si je ne peux pas être vu de vous, je vous vois. (T.I.)
Seeing / Hearing / Speaking
2002, vidéo, n/b, 7 min, avec Takahiko Iimura
La phrase que je citais, que Derrida appelle "essence phénoménologique" est je m’écoute en même temps que je parle. Ce nouveau DVD est plus qu’un simple transfert vidéo et comprend du texte et des graphismes, fonctionnant sur un mode interactif. Dans Hearing/Speaking, par exemple, vous pouvez choisir, parmi les moniteurs, une image du visage, de la tête, de l’oreille ou de la bouche faisant partie de la vidéo-installation et vous pouvez lire/voir différents programmes. (T.I.)
Talking to Myself: Phenomenological Operation
(1978), 7 min
J’ai réalisé la première vidéo Talking to Myself: Phenomenological Operation en 1978 (revisitée en 2001) en citant une phrase extraite du livre séminal de Jacques Derrida, La Voix et le Phénomène traduit par David B. Allison. Cette vidéo a été particulièrement appréciée, comme "l’un des exposés les plus forts et les plus pertinents fait à partir du travail de Derrida” par Allison, Professor of New York State University. J’ai, ici, soigneusement examiné la phrase dite face à la caméra et constaté que le “je” qui écoute et le “je” qui parle ne sont pas nécessairement identique dans les médias. Plus tard, à Paris, j'ai montré ce travail à Derrida lui-même, et il fut tout à fait enthousiasmé à son sujet. (T.I.)
Talking in New York
1981, revisitée en 2001, vidéo, couleur, 8 min, son
Réalisée dans divers lieux de New York tels Times Square, China Town et Central Park où l’artiste cite Derrida dans une langue originale et inversée mélangeant les pronoms en anglais et en japonais ou “parlant” sans voix, en monologue. De plus, les citations, de tailles diverses, se superposent sur l’image soulignant certains mots. (T.I.)
Talking to Myself at P.S. 1
(1985), 11 min
Un document sur mon exposition vidéo Talking to Myself: Phenomenological Operation à P.S.1, à New York, 1985, où bien des choses, amusantes se sont produites. Beaucoup de gens se demandent ce qui se passe, certains réagissent avec des gestes comiques en jetant un coup sur les moniteurs, ou font des mimiques, ou engagent ouvertement la conversation, exposant leurs opinions. Au point où une femme exprime d’une voix forte "C’est comme ça qu’on devient fou dans ce va-et-vient" et sort. (T.I.)

TAKAHIKO IIMURA
L’homme est connu. Jonas Mekas* remarque son film Ai (Love) en 1964, au Festival EXPRMNTL de Knokke-Le-Zoute en Belgique. Un an avant, Takahiko Iimura réalise Onan. Ce film lui vaut d’être invité pour la première fois aux Etats-Unis, en 1966, afin de participer à la Conférence Internationale Kissinger de l’Université de Harvard où il connaît une notoriété instantanée pour l’érotisme de ses réalisations. Dans les années soixante et soixante dix, Iimura est ainsi considéré comme la figure la plus représentative et le porteparole des réalisateurs de films expérimentaux japonais; qu’il fera connaître en organisant de nombreuses diffusions de part le monde. Il devient alors un membre reconnu parmi les réalisateurs indépendants aussi bien au Japon qu’aux Etats-Unis. Il est, de plus, un des fondateurs de la Japan Film Independent de Tokyo. En tant que réalisateur et diffuseur, Iimura ne cesse de faire des allers-retours entre les deux pays.
Il est influencé par les travaux de Brakhage, de Bailly ou de Michael Snow, et joue à son tour un rôle
premier dans le développement d’un cinéma minimaliste et conceptuel. A partir des années 80, Iimura se tourne plus particulièrement vers la vidéo. Il a conçu, ces dernières années, plusieurs CD-ROMs, dans lesquels il revisite ses premiers films. Ceux-ci se caractérisent déjà par ce double jeu entre figuration et abstraction, où le désir et l’humour n’en reste pas moins présents. Dominique Noguez* fait remarquer que son film Ai (Love), réalisé en 1962-63, apparaît à la fois comme un poème visuel érotique où deux corps s’étreignent et pourtant presque non figuratif par l’utilisation de la synecdoque (le détail pour l’ensemble). En isolant en gros plans des parcelles de corps, nous approchons au plus près de la jouissance et, dans le même temps, l’utilisation d’un noir et blanc contrasté et dur, nous fait glisser vers le signe. Cette recherche le conduit à proposer un essai Pour une sémiologie de la vidéo, paru en 1986 et publié en 1999 dans le catalogue SEEING édité à l’occasion de sa rétrospective à la Galerie national du Jeu de Paume à Paris. Il y propose une troisième théorie sur l’image, induite par le medium vidéo, qui vient se placer entre celle d’Eisenstein (l’image considérée comme un mot et le montage comme un ensemble d’images formant une phrase) et celle de Metz (l’image est l’équivalent d’une phrase). Il y démontre que “le sujet n’est pas nécessaire à la définition linguistique d’une image” soit “qu’une phrase sans sujet est tout à fait capable de fournir un équivalent de l’image.” L’image équivaudrait à une “phrase-objet”.
*Jonas Mekas : réalisateur, critique, programmateur et, en 1961, co-fondateur de la Film-Makers’
Cooperative avec 21 autres artistes new-yorkais dont Shirley Clarke, Robert Franck, Jack Smith ou Andy Warhol; ainsi qu’en 1969, de l’Anthology Film Archives avec Jerome Hill, P. Adams Sitney, Peter Kubelka et Stan Brakhage.(www.anthologyfilmarchives.org)
*Dominique Noguez : écrivain, philosophe et réalisateur, est l’auteur d’ouvrages de référence dont son Éloge du cinéma expérimental.
Takahiko Iimura
tél/fax : +81 (0)3-3314-0138
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